E4 · Degré 4 sur 6
Squat, effractions répétées, tags, sanitaires détruits
Un local vide et visible finit par être occupé. Quand il est libéré, il ne reste pas seulement des déchets : il reste un local ouvert à tous les vents, des réseaux vandalisés pour le métal, des sanitaires arrachés et un risque sanitaire réel pour quiconque entre sans protection. La priorité n'est pas le nettoyage, elle est la mise en sécurité.
Sur le terrain stéphanois
Les locaux d'activité vacants de longue durée en périphérie du centre et les rez-de-chaussée commerciaux fermés des secteurs en rénovation urbaine sont les plus exposés. Un local repris puis laissé ouvert trois semaines de plus est très souvent réoccupé : la fermeture physique fait partie du chantier, pas du « plus tard ».
Ce que l'on trouve en ouvrant
- Des déchets mêlés, souvent avec objets piquants ou coupants
- Des réseaux cuivre et câbles arrachés, tableaux électriques éventrés
- Des points d'eau détruits et des sanitaires hors service
- Des tags intérieurs et extérieurs sur des supports très différents
- Des traces d'occupation biologique nécessitant une désinfection
Les passages obligés
- 01Reconnaissance en binôme, jamais seul, après confirmation que les lieux sont libérés
- 02Ramassage des éléments tranchants ou perforants en conteneurs normalisés
- 03Mise en sécurité électrique et fermeture des ouvrants dès le premier soir
- 04Désinfection complète des surfaces et des sanitaires
- 05Effacement des graffitis adapté au support : gommage, très haute pression ou cryogénie
L'erreur qui coûte le plus cher
Nettoyer avant d'avoir refermé. On paie deux fois, et la seconde fois l'assureur ne suit plus.
Ce que vous recevez
- Constat photographique d'entrée exploitable dans un dossier de plainte
- Bordereaux des déchets dangereux et des objets piquants
- Attestation de désinfection des surfaces et sanitaires